Meules et moulins :

 

Avec la sédentarisation, la céréale et particulièrement la farine est devenue la nouriture de base (galettes, bouillies, ....). L'homme a rapidement eu besoin de faire évoluer les techniques afin de faciliter le travail pour écraser les grains et augmenter cette production.

Les moulins à vent et eau sont venus apporter des solutions aux limites de production de la moulure à main (Broyeur ou meule à main, pilon et mortier) ou même aux moulins "Moulin à main" : Homme, main-d'oeuvre peut coûteuse comme les esclaves et animaux.

Conservation : Le grain se conserve plus failement que la farine. cette dernière ne peut être facilement transporté et conservé. Chaque habitant devait donc régulièrement aller au moulin.

Electricite : Le vent et l'eau ont représenté durant longtemps les deux seules sources d'énergie avant l'arrivée de la vapeur et de l'électricité. Et inversement, le moulin à parfois (début du XXème siècle) été transformé pour l'utilisation d'une petite centrale électrique pour fournir l'électricité d'un village (Fontaine-de-Vaucluse).

Recherche : Retrouver les traces de moulins à travers les cartes et la toponymie (entre autre carte de Cassini du XVIIIe siècle et cadastre napoléonien de 1813 ou 1826) : pré de la scie, pré du moulin....

 

Les types de moulins :

 

Moulin hydraulique : (Plus ancien que le moulin à vent). Surement une invention du bassin oriental de la Méditerranée ou même d'Asie. Les romains l'ont surement améliorés, voir industrialisé. Nous les connaissons par les nombreux vestiges et le traité de Vitruve. L'énergie hydraulique permet une productivité d'environ 40 fois supérieur à celle de l'homme. Il fallait trouver l'eau prêt des production puis l'aménager afin de fournir un débit constant (canaux).

Exemple de vestige : Les meuneries de Barbegal (voir maquette au musée de Arles). Au IIè siècle,de notre ère, seize moulins à roue verticale étaient disposés en deux rangs parrallèles et en cascade sur un bief de 30 mè_tres au débouché de la plaine de l'aqueduc amenant l'eau des Alpilles.

 

Moulin à vent : Pouvoir d'écrasement plus faible et vent capricieux, impossible à maîtriser, canaliser, stocker. 

Moulin bateau : A eau, mais particulier. Ils étaient mobile et donc pouvait s'adapter, se protéger des crues ou inversements chercher le courant entre des pile de pont par exemple (voir pièce jointe). Au VIe Bélisaire fit installer des moulins sur des bateaux sur le Tibre pour approvisionner la population en farine.

 

 bateau moulin
 Moulin à grains : pendant la première moitié du XIXe siècle des bateaux de moulin avec roues à aubes étaient alignés devant le cours d'Herbouville ainsi que devant l'hôpital général de Notre Dame de la Charité ou étaient construits des greniers à blé. Le pont St-Clair fut détruit le 29 juin 1854, pendant une crue du Rhône, par l'un de ces moulins qui se détacha de la rive. (Document Robin).

Source : Histoire des ponts de Lyon de Jean-Baptiste Roch

 

 

 Moulins à marée : Mus par la force des marées.

Moulins Pompéien ou à sang : Actionnés par l'homme ou l'animal. 

 

Le moulin implique :

 

Un emplacement ou contexte : Pour retrouver les anciens moulins, le cadastre napoléonien de 1814 et sa matrice cadastrale de 1821 sont un bon outils. La toponymie et la carte de Cassini sont d'autres éléments important pour retrouver l'histoire des moulins. Vous retrouverez des informations sur la toponymie et la carte de Cassini dans l'article : Recherche Lugdunum Entre eau et voie >

 

Proche des productions -> entraîne la nature, le type de moulin en fonction des régions (Exemple Moulin à mouture des céréales en Languedoc, les moulins à huile en Provence orientale).

Une force -> du vent ou de l'eau

 

Une force adaptée et maitisée :

Un relief venté

Un source d'eau : Que ce soit une rivière ou un fleuve, elle nécessite souvent une adaptation (exemple canal, barrages, digues ou chutes) afin de garantir un débit suffisant et constant. Cette installation doit aussi tenir compte des aléa de la nature comme des crues, gèle hyvernale, sécheresse etc...

 

Une installation :

Le moulin : roue, engrenages, etc..voir plus bas

Meules

 

Matière première :

Fournir la céréale

Broyer, récupérer, trier...

 

Maintenance :

Les installations sont fragiles, il faut lutter contre l'usure du temps et les caprices météorologiques (crues). Parfois la roue était à l'intérieur des bâtiments afin de mieux la protéger des intempéries, mais aussi à l'abri de la lumière, qui favorise le développement des mousses.

 

Ressources financières :

Propriétaires foncier, des propriétaires de cours d'eau, des investisseurs pour les frais d'installations, de fonctionnement et de maintenances. Au Moyen âge, les moulins dépendent de monastères, ou à des nobles et les seigneurs locaux)...

Banalité : Les banalités sont, dans le système féodal français, des installations (four, moulin, pressoir) mis à disposition des habitants et entretenus par le seigneur. Les habitants ont pour obligation en contrpartie, d'utiliser les installations de leur seigneuries, payantes (droit de banalité). Le payement est sous la forme d'un pourcentage de farine produite (1/16 étant le taux fréquent en france).

 

 

L'Usage des Moulins :

 

Meunerie : Usine ou industrie de transformation des grains de céréales (particulièrement le blé en farine).

Moudre : Réduire une substance en poudre par le moyen d'un moulin et/ou d'une meule.

Came : L'invention de la "Came" a permi d'adapter les moulins à d'autres besoins (foulon, scierie, etc...). La came à permi de transformer un mouvement de rotation en mouvement rectiligne alternatif (haut/bas).

 

Moulin à moudre les céréales (plus ancien) : Moudre les céréales et les noix. Exemple les moulins à bleds (ou bladiers) pour la mouture des céréales (le mot bleds désigne l'ensemble des céréales cultivées dans les régions de , le blé, l'orge, l'avoine, le blé noir, l'épeautre...), le seigle

Moulin à "Industrie, Métalurgie" : Scier (XIII), Forger (XII); une masse de métal, levée par une came, martèle la pièce à travailler, préalablement rougie, concasser des minerais, soufflerie (fin XIV).

Moulin à broyer : cannes à sucre, extraire l'huile des oléagineux : Olives, colza,...

Moulin à godets : Récupérer, transférer l'eau : Système d'irrigation (comme son ancêtre 2000 ans av JC les "norias")

Moulin à textile : foulons, métier à tisser, maillerie à chanvre (mailler de l'ancien français frapper à coup de maillet); à foulons (foulage des draps), les cames (voir plus bas)  permettent de frapper d'énormes masses de bois sur les tissus pour les rendre plus souples.

Moulin à papier (XIII) : On broyait le plus souvent des chiffons qui baignent dans l'eau pour les rendre en pâte fibreuse.

Moulin pour actionner des pompes : 

Moulin à tan :  (écorce de chêne pulvérisée utilisée pour la préparation des cuirs). Broyer les écorces de certains arbres riches en tanin; le tanin ainsi récupéré servait à conserver les cuirs dans les tanneries.

Moulin pour produire de l'électricité : 

 

Les types, familles de roues :

 

Suivant l'orientation de la roue :

- La roue verticale (la plus répandue); axe horizontal : Nécessite une adaptation (engrenage "lanterne" voir plus bas) pour transformer le mouvement (engrenage, lanterne voir plus bas). La roue est exposée au contrainte de la nature qui fragilise l'installation.

- La roue horizontal (vers le 20ème siècle); axe vertical : Elle peut entraîner directement les meules montées sur son axe. Fatale pour les poissons alors qu'ils arrivent à franchir les roues verticales.

Dans tous les cas, une grille protège les roues de tous objets (arbres essentiellement), ce qui implique un fort entretien.

 

Suivant  le mécanisme en contact directe avec l'eau :

- Les roues à aubes (ou pales)

- Les roues à augets (petit godets)

 

Suivant l'endroit ou l'eau les frappes :

 - La roue par en-dessus : l'eau arrive par un canal et se déverse sur le sommet de la roue, emplissant des godets qui par leur poids, vont descendre, actionnant la rotation du tronc.

- Roues de poitrine et de côté : L'eau arrive au dessus de la roue et frappe légèrement au dessus de son axe (roue de poitrine) ou légèrement en dessous (roue de côté) de son axe. Elles sont le plus souvent à aubes planes.

- Roue en dessous : L'eau pousse les pales de la roue par le bas.

- La roue horizontale ou à cuillère : Souvent en prise direct avec la meule tournante, alimentée par une chute d'eau.

- Roues Poncelet : Type roues en dessous. Le vannage est incliné et les augets permettent
d'emmagasiner l'eau ce qui améliore le rendement.

 

Classification : Les roues (lo rouo) :
 
- Les roues horizontales, placées sous le bâtiment :
 
- Moulins à trompe : La route porte des pièces de bois taillées de façon à présenter à l'eau une surface à la fois oblique et concave appelées cuillères. L'eau est amenée par une sorte de tuyau en bois appelé trompe.
 
- Moulins à cuve : Il ne possède pas de trompe. La roue est installée dans un bassin circulaire. L'eau s'y déverse à hauteur de la face supérieure de la roue, créant un tourbillon qui l'entraîne dans un mouvement giratoire.
 
- Les roues verticales visible en flanc de moulin :
 
- Roues en dessus, Roues de poitrine et de côté, Roue en dessous

 

 

Caractéristiques des Moulins :

 

Aube : Partie d'une turbine en forme de cuillère ou de pale sur laquelle s'exerce l'action du fluide
moteur. 
 
Un cours d'eau (avec ou sans aménagement) : Les moulins à eau "terriers" (par opposition aux moulins-bateaux) : sont construits directement sur les cours d'eau, le ré. Parfois un barrage sur la rivière est aménagé. L'eau est amené par un canal de dérivation : l'abée, bief ou béal (le bia). Des bassins de retenue (levée, leva, réservoir, inclouozo, pêchoir) sont parfois aménagés pour compenser les irrégularité du débit. Cette retenue est fermée en aval par une écluse (lo bondo) que l'on ouvre pour actioner la roue. Une écluse de décharge peut être construite sur le bief d'arrivée, ou sur la levée pour éviter une saturation du pêchoir.
  
Le coursier d'un moulin à eau est un déversoir de façon que l'eau frappe les aubes de la roue hydraulique
avec un rendement maximum. Un déversoir ou évacuateur de crue est une structure construite pour dériver ou évacuer l'eau retenue derrière un vannage ou barrage fixe, dont la hauteur excèderait une certaine limite (par exemple la crête de l'ouvrage).
 

Le déversoir : Ce barrage entravait la rivière, afin de détourner une partie de l'eau vers le bief.

Le bief (canal de dérivation) , les canaux de sorties, les barrages et les vannes : ces canaux artificiels créés par l'homme permettaient à la roue de recevoir une quantité d'eau suffisante. Le bief peut désigner un canal entre deux écluses, le cours d'eau entre deux chutes ou le canal lui même qui amène l'eau sur le moulin.

Le béal : En amont du moulin, le béal est un petit bassin, avec un système de martellières (vannes) permettant de régulariser l'arrivée d'eau sur les aubes en fonction de la variation du débit de la rivière ou du canal.

Abée (vieux français abéer qui signifie ouvrir la bouche) :
 
Conduit qui relie le canal d'amenée ou le bassin de retenue au moulin. Il est fermé en aval par une écluse que l'on ouvre pour actionner la roue.
 
•Le terme abée désigne, en premier lieu, l'ouverture par laquelle s'écoule l'eau provenant d'un bief et qui, dans sa chute, entraîne le mouvement de la roue d'un moulin à eau. Lorsque le moulin est arrêté, cette ouverture est simplement fermée.
 
•Le terme abée désigne également, toujours dans le même domaine, selon le TLFi, le canal par lequel l'eau s'écoule lorsque le moulin ne tourne pas.

 

Batardeau : barrage, digue destinée à la retenue d'eau provisoire en un lieu donné sur une surface donnée.

Busé : se dit d'un canal qui permet à l'eau de circuler dans des tuyaux.

Fuyant : canal de sortie et d'évacuation de l'eau depuis un moulin jusqu'à la rivière.

Martelière ou martilière : plaque de bois ou d'acier, permettant de couper ou de détourner l'eau d'une rivière ou d'un canal.

Orbillion : On appelait ainsi (au moins jusqu'en 1700), les endroits ou il y a des pieux, ou de vieux vestiges de pieux, dans une rivière ou il y a eu des vestiges (moulins ou autres).

Bajoyers : Les deux parois ou murs dans une écluse, ou qui entourent la roue d'un moulin pour y "accompagner" l'eau.

Radier : Fond maçonné contre lequel tourne la roue pour "bloquer" l'eau c'est-à-dire plus ou moins la forcer à aller contre les aubes.

Contre-planche : Elle permet d'éviter que les branches viennent se coincer entre la roue et le radier. Il s'agit de pièces prolongeant l'aube, que l'on peut facilement changer.

  

Les engrenages :

La roue d'angle ou couronne ou rouet : était fixée solidement sur le même axe que la roue. Ses dents ou alluchons sont en bois d'acacia voire même en cormier. La roue d'angle entraîne le pignon conique en fonte (ou lanterne), lié à un axe vertical en fonte qui transmet le mouvement au hérisson et ensuite à la meule tournante par l'intermédiaire nd'une roue dentée.

 

 lanterne
 Exemple de mécanisme "Lanterne". Cette photo vient du mécanisme du moulin à vent du Moulin de Daudet. Ce mécanisme permet de transformer le mouvement "verticale" en mouvement "horizontal" nécessaire à la rotation de la meule.

 

 

Mouture :

frayon 

 

- La trémie : Sorte d'entonoir pyramydiale, positionnée au dessus des meules à l'aide du berceau permettait au meunier  de déverser le blé.

- L'auget : Maintenue à la trémie, il régule la distribution du grain.

- Le babillard (ou frayon) : C'est la pièce de bois, fixée sur le fer de meule, et sur laquelle l'on vient faire buter le bras de l'auget, la gouttière se trouvant sous l'orifice de la trémie, pour faire descendre par saccade le grain dans l'oeillard de la meule. Le "tic-tac" que l'on entend est le langage du moulin.

- L'oeillard : poit d'entrée des grains dans les deux meules.

- Le coffre aux meules : Ce coffre autour des deux meules permettait de contenir la production de farine. Ils étaient muni d'un balai afin "contenir" les farines.

- Trémie d'échapement : La mouture (farine et son) s'échappe, après avoir fait un tour complet, par cette trémie d'échapement.

- Auge : Recueille la mouture.

- La bluterie ou blutoir : Une fois moulue la farine complète était dirigée vers une goutière à l'aide d'un petit balai fixé à la meule tournante. La gouttière alimentait une machine appelée blutoir qui permettait de séparer le son, de la farine blanche. C'est un cylindre de bois en pente animé d'un mouvement de rotation grâce à un axe de fer.

- Trempure : Levier, permettant de modifier, ajuster l'écartement entre les deux meules.

 

 Le "monte sac" : Le meunier pouvait sans efforts, faire monter son sac de grain à l'étage.

 

   
Le moulin hydraulique, invention romaine :
 
 
Le moulin hydraulique répandu dans tout l’Empire romain dès le Ier siècle de notre ère. Plus d’une quinzaine d’exemples ont été attestés en Gaule, ainsi qu’une dizaine de meules caractéristiques.
 
Leur présence en Gaule rurale est revue à la hausse; on estime aujourd’hui que chaque villa en possédait un.
 
Les moulins à eau installés dans les campagnes sont souvent installés les villa, ou ils comptent souvent
parmi les installations de la pars rustica.
 
Le mot latin villa (source wikipedia) désigne un domaine foncier comportant des bâtiments d'exploitation et d'habitation. À l'époque romaine une villa était un règlement rural formé par un bâtiment résidentiel principal et une série de bâtiments secondaires. Son origine est romaine et constituait alors le centre depuis lequel on administrait une exploitation agricole. Il a postérieurement perdu ses fonctions agricoles et a été réduit à son activité résidentielle. Avec la consolidation de la grande propriété pendant l'Empire romain, la villa s'est transformée en centre des grandes exploitations agricoles.
 
Villa rustica (au pluriel villae rusticae) ou pars rustica désigne la partie d'une villa romaine qui était consacrée aux travaux agricoles, par contraste avec la villa urbana ou pars urbana qui était destinée à accueillir le propriétaire et pouvait être somptueusement aménagée.
 
  
Le moulin hydraulique est décrit dans le Traité d'architecture de Vitruve et est plus ancien que le moulin à vent. La plus ancienne machine à eau connue utilisant un système de bielles et manivelles est représentée sur un bas-relief du IIIe siècle après J.-C. à Hiérapolis en Turquie. La Scierie de Hiérapolis actionnait une paire de scies destinées à couper de la pierre.
 
Marcus Vitruvius Pollio, connu sous le nom de Vitruve, est un architecte romain qui vécut au Ier siècle av. J.-C. Il a rédigé De Architectura, un traité qui nous fournit l’essentiel des connaissances sur les techniques de construction de l'Antiquité classique (aqueducs, siphon, roue à aubes entre autre).
Vitruve ne connait le moulin à eau que sous son nom grec : hydraletes.
 
Les norias : Selon Marc Bloch, le moulin à eau serait le détournement d'un mécanisme d'irrigation. L'une des plus anciennes utilisations de l'énergie hydraulique est celle des roues élévatrices qui permettent d'amener une partie de l'eau, servant à les mouvoir, dans des conduites d'irrigation : les norias, utilisées vers 2000 av. JC. en Orient.
 
 
 
 
 
 Les meules :
 
 
Le tournant est composé de la réunion de deux meules, l'une mobile (tournante) autour d'un axe, l'autre fixe (dormante).
 
Au 18ème siècle une nouvelle technologie fait son apparition, c'est la meule dite composite ou "à carreaux". Les différentes pièces étaient numérotées et livrées avec une notice de montage. Les carreaux de la meule étaient ensuite cimentés de plâtre et cerclés de fer.
 
Il est difficile de connaître l'origine de la meule à mouvement rotatif. Cependant, deux meules de pierres tournantes sont citées dans l'Ancien Testament.
 
Avant la romanisation, les Gaulois avaient adopté le modèle perfectionné des peuples méditerranéens. Pline rapporte qu'une qualité spéciale de farine gauloise appelée Braced était estimée et recherchée pour sa blancheur. Les meules gauloises ont toutes la même typologie. La surface supérieure de la meta ne présente pas la convexité prononcée des moulins italiques.
 
Les romains auraient découvert la meule cylindrique en Asie. Ils en rendaient grâce à la déesse des moissons Mola par une fête solennelle, le 9 juin. Il est difficile de déterminer quand et ou la pierre cylindrique munie d'un manche fit son apparition dans le monde romain, mais on en a retrouvé des exemples dans les ruines de Pompéi.Le mouvement circulaire c'est développé. On imagina d'introduire le grain par le centre évidé de la meule supérieure, ce fut le moulin à bras. On inventa des manèges auxquels on attelait des esclaves ou des animaux (chevaux, ânes, vaches) pour faire tourner des meules plus importantes.
 
  
Les matériaux utilisés : 
 
Basalte
Grès
Calcaire
 
 
Fonctionnement  :
 
 schema meule simplifie 
Deux pierres en rotation permettent d'écraser les éléments.
 
- La meule supérieure (courante, tournante ou volante) : Elle tourne sur la meule inférieure grâce au mouvement de la roue. L'action est opérée par la pression (réglable) et par son mouvement de rotation qui entraine le grain de l'intérieur vers l'extérieur. Elle présente en son centre un trou circulaire, l'oeillard, qui permet l'introduction du grain entre les meules. La force de rotation est transmise à cette meule, par l'intermédiaire d'une pièce métalique "l'anille" fixée dans une cavité taillé dans la meule.
 
- La meule inférieure est fixe (dormante ou gisante) : Elle présente aussi en son centre un trou circulaire bouché par des blocs de bois qui entourent un axe de fer arrondi (graissé) à cet endroit. Cet axe de fer s'encastre dans l'anille et sert de pivot à la meule supérieure. La stabilité de cette meule est assurée par un châssis ou sommier qui l'accueil parfaitement horizontale et ajusté.
 
 
La rotation est assurée grâce au "petit fer" qui passe au travers de la meule dormante, la fourche (ou fourchette) et l'anille.
 
La meule tournante est maintenue grace à "l'anille". L'anille, est un fer incrusté et scellé dans la meule tournante d’un moulin, et solidaire de l’axe ou de la manivelle d’entraînement. 
 
Quand le petit fer tourne, la fourchette fait tourner l'anille, qui elle-même fait se mouvoir la meule.

Les parties en contact ne sont pas lisse, mais taillés de rayons (stries appelées rhabillures) qui permettent d'évacuer les éléments. Les rhabillures doivent être régulièrement refaites avec un marteau spécial. On dit qu'il faut rhabiller ou rebattre la meule.
  
 
anille1 anille2 anille3

 Source : Moulin à vent de Daudet

Voir article : Congés Barcares 2017

 Source : Le moulin à eau de Ribaute

Voir article : Congés Barcares 2017

 
 
Distinction des meules hydrauliques, à sang et manuelles (non significatif) :
 
Remarque d'après l'étude Publications du centre Jean Bérard sur les moulins hydrauliques en Languedoc. Ces données sont à titre indicatif.
Voir pièce jointe.
 
- Les meules manuelles ont en générale un diamètre inférieure à 48 cm (longueur d'un bras pour l'actionner). La face supérieure des catilli manuels ou à sang sont concave (hormis les moulins pompéiens).
 
- Les meules de grand format ont elles un diamètre compris entre 48 et 92 cm. Certains catilli (meules supérieures tournantes) sont caractérisés par l'absence de logement d'un manchon ou de tout autre système d'entraînement périphérique. Elles utilisent l'anille, solidaire de l'axe vertical pour la mobilisation du catillus pour la transmission du mouvement induit par la force hydraulique ainsi que pour le centrage et le réglage de l'écartement entre les meules. Dans la moulin hydraulique, la face supérieure des catilli est conique (nécessite un auget pour l'introduction du grain). Les metae (meule inférieures fixes) doivent impérativement présenter un oeillard.perforant pour le passage de l'axe.
 
Les distinction entre moulin manuel et moulin hydraulique sont :
 
- Le diamètre : 
- Manuelle : entre 33 et 40 cm durant le Haut-Empire, 47 cm durant le Bas-Empire
- Hydrauliques : entre 60 et 70 cm
 
- Le degré d'inclinaison des faces de moulure:
 
 - Grand format : du Haut-Empire : Inclinaison comprise entre 21° et 36°
- Meules manuelles : Inclinaison entre 10° et 20°. Avec les moulins Hydraulique ontdes faces de mouture plate ou quasi-plate, en relation avec des vitesses de rotation supérieures.
 
 
Existe-t-il des meules spécifiques à l'utilisation strictement hydraulique ?

Les critères typologiques d'identification dans le monde romain :
 
- Meule hydraulique
- Moulin pompéien et meule à sang : référence à un moulin de grand format dont la traction peut être aussi bien humaine qu'animale. Concernant le moulin pompéien en revanche, s'il peut être mu à bras, la traction animale reste prédominante en fronction de représentations connues sur fresques et bas-relief. Ont été utilisés à cet effet chevaux, mules et surtout ânes, comme en témoigne l'expression de mola asinaria. La roue tournante peut être verticale.
- meule manuelle

 
 
Chiffres :
 
 
Au 11e siècle, on compte environ 50 000 moulins en France et au 16e siècle, environ 75000 moulins, chiffre qui reste à peu près constant jusqu'au début du 19e siècle.
En 1809, on compte en France , 50000 moulins à roue verticale et 32000 à roue horizontale.
 
 
Attachments:
Download this file (Apparition des moulins à eau.pdf)Apparition des Moulins a Eau[Apparition des Moulins a Eau]1019 kB
Download this file (Busseuil-Moulins-St-Jean.pdf)Busseuil-Moulins-St-Jean[Busseuil-Moulins-St-Jean]2255 kB
Download this file (Dossier pédago sous les meules.pdf)Dossier pédago sous les meules[Dossier pédago sous les meules]3765 kB
Download this file (Etude Meule en Languedoc.pdf)Etude Meule en Languedoc[Etude Meule en Languedoc]1158 kB
Download this file (evolution meule.pdf)Evolution meule[Evolution meule]1959 kB
Download this file (lexmoulinaeau.pdf)Lexique Moulin[Lexique Moulin]310 kB
Download this file (Moulin a Eau.pdf)Moulin a Eau[Moulin a Eau]2292 kB
Download this file (moulin bateau.pdf)Moulin Bateau[Moulin Bateau]298 kB
Download this file (Moulins a Grain.pdf)Moulins a Grain[Moulins a Grain]3592 kB