Recherche Lugdunum Entre eau et voie :

 

 

Les sources :

- Guide du Lyon Gallo-Romain de Jean Burdy et André Pelletier

- Aqueducs romains de Lyon de Jean Etevenaux.

- L'association l'Araire site : http://www.araire.org/-Aqueducs-romains-de-Lyon-

- L'association : Patrimoine Rhônalpin site : http://www.patrimoineaurhalpin.org/guide-n3-autour-de-lyon-les-aquedus-romains/

 

http://www.rhonetourisme.com/rando-balades/sentiers-thematiques-et-rando-ludique/sentier-decouverte-de-l-aqueduc-romain-de-la-brevenne-111037/

 

I L'Eau à LUGDUNUM :

 

La Saône : La Saône doit son nom à la tribu celte des Séquanes et à la déesse tutellaire Souconna ou Sauc-Onna. La Saône portait 3 noms : Brigoulus, Souconna et Arar. C'est finalement Souconna qui lui est resté, que les moines copistes ont progressivement renommé saoconna, d'où elle tire son nom de Saône. Son ancien nom avant le monde romain était Arar. Il est le doublement de la racine indo-européenne ar = eau, car, s'écoulant lentement, il est difficile parfois de deviner son sens (selon César, dans La Guerre des Gaules). Son nom actuel vient d'une source sacrée, Sauc-Onna, située à Chalon, dont le nom fut donné à l'ensemble de la rivière par les légionnaires romains.

 
  

Les Nautes : Une corporation des nautes du Rhône, dénommés les « nautae lacus lemani », et des locaux commerciaux responsable du transport fluvial de Genève à Lyon, est également connue (source wikipedia).

 

Aqueducs :

 

- L'aqueduc disposait de regards permettant d'entrer pour l'entretien, nettoyer ou réparer l'aqueduc exemple les cinq regards de Courzieu.

- Vaise possédait des carrières de matière première comme les carrières de micaschistes et de granites, nécessaire à la construction romaine. Les aqueducs de Lyon (et de Vienne) ne sont pas construit en pierre de taille, mais en petit appareillage.

 

Réservoire, citerne :

 

- L'Angélique au pied de la tour métallique de Fourvière

- L'Antiquaille

- Le réservoir désigné depuis la renaissance sous le nom "grotte de Bérelle". Il possédait neuf regards de 0,75m de diamètre. Celui (décantation) situé à l'emplacement du prétendu sanctuaire de Cybèle, au dessus du théâttre de Fourvière. Il était alimenté par l'aqueduc du Gier, seul aqueduc à atteindre cette altitude, et était construit en deux nefs.

Voir article : Visite GRAAL Lyon St Laurent et le musée de Fourvière>

 

Fontaines : Exemple la "fontaine de Claude" place de Trion. On lit au sommet du monument une dédicace à l'empereur Claude : CLAVDAVG ("Claude Auguste"), la fontaine du Cyclope.

 

Thermes ou bains publics de Lyon : Les inscriptions épigraphiques (visible au musée) fontmention de deux établissements. Ceux de d'Ulatius signalés par une inscription trouvée quai Pierre-Scize (9ème arrondissement) et ceux d'Apolon, épitaphe trouvée à Saint-Georges. Ce pourrait être les grands thermes découts rue des Farges (5ème arrondissement). La découverte de brique avec la marque C.C.C.A.L (Colonia Copia Claudia Augusta Lugdunum) permettrait de les dater sous le règne de l'empereur Claude, au milieu du 1er siècle. La partie fouillées correspond aux salles chauffées dce l'édifice : tepidarium, caldarium et laconicum (étuve).

 

Siphon et réservoir de chasse : 

 

  - Le rampant du siphon qui soutenait les tuyaux de plomb de l'aqueduc de la Brévenne.

- Réservoir de chasse du pont-siphon de chasse du Garon sur la commune de Soucieu-en-Jarrest, d'ou les arches de l'aqueduc du Gier aboutissent à la Gerle; dérivé du latin gerula, qui désigne un bassin (en fait le réservoir). Autre exemple à Chaponost.

- Réservoir de fuite ou du moins les arches qui le supportait au lieu dit les Massues à Oulins pour l'aqueduc de la Brévenne.

- Arche du pont-siphon de Sainte-foy-les-Lyon.

  

Le pont-canal : Transport de l'eau qui enjambe une vallée comme le tronçon de l'aqueduc du Gier à Saint-Maurice-sous-Dargoire.

Les pompes : 

 

Les ports : Plusieurs ports ont été localisés sur les berges de la Saône. Sur la rive droite, à Saint-Georges, celui des nautes du Rhône; à Saint-Paul, quai de Bondy (5ème arrondissement), près de l'ancien pont du Change, celui des nautes de la Saône, celui des vinarii, installés aux Canabées, en face de Saint-Georges (découverte d'un embarcadère et de six épaves antiques. Ce port n'était pas aménagé avec des quais, mais formait une grève (fait de gravier, coquillage et de sable).

 

Les ponts : A Lyon, les ponts antiques ne sont pas connus avec certitude. Les hypothèses sont celui au niveau de l'actuelle passerelle Saint-Vincent (passage de la voie du Rhin) et un autre repris aujourd'hui par le pont de l'Université (menant à la voie des Alpes).

 

 

LYON et ses Aqueducs  :

 

Le Lyon résidentiel était installé sur les hauts de Fourvière et peu de source étaient disponibles. L'eau fut donc apportée grâce aux aqueducs. Quatres aqueducs ont été construit pour alimenter la ville et aboutissaient au quartier de Trion sur la colline de Fourvière. Nous avons aucune preuve d'une utilisation simultané, en complément ou remplacement.

La topographie ne permettait l'utilisation sistématique des ponts-canaux comme celui du Gare. Ils ingénieurs romains ont donc eu recourt plusieurs fois au système des siphons et des tuyaux sous pression (en plomb). Lyon disposait de huit siphons (dont un double).

Lugdunum possédait quatre aqueducs : Ils tirent leur nom du lieu de leur origine géographique.

- Mont d'Or

- Yzeron

- Brévenne

- Gier

L'aqueduc du Gier :

Le plus long, qui prend sa source à 40 km de Lyon dans la vallée du Gier, à Saint-Chamond (Loire), avec un parcours de 86 km (voir les vestiges à Chaponost et Beaunant). Seul Erigé vers 120 de notre ère, allant chercher les eaux dans le massif du Pilat. Le seul à atteindre le sommet du plateau de Fourvière à 300m d'altitude, avec quatre ponts siphons dont le dernier a laissé les vestiges de ses deux extrémités dans le fort de Saint-Irénée et rue Roger-Radisson. 

L'aqueduc de la Brévenne : 

L'aqueduc de la Brevenne est un des quatre aqueducs qui amenaient l'eau jusqu'à Lugdunum. IL allait de Aveize, 630 m d'altitude à Lyon, 280 m d'altitude, soit 66 kilomètres de longueur.

Il traversait 16 communes :

Aveize,

Duerne,

Saint-Genis l'Argentière,

Montromant : Montromant ("mont des romains") tient son nom de l'antiquité, en effet on le nomme ainsi puisqu'on y trouve des vestiges d'aqueducs romains qui traverse la commune : il est particulièrement visible près du hameau du Chervolin.

A noter : La fête des Romains (en Juin)

 

Courzieu,

Chevinay : il traverse le Plat, Chatel, Chantemerle, Vernay-Sud, le Boutan et Plainet (Préinventaire des monuments historiques). La Chute : A Chevinay se trouvait une chute, découverte en 1999, présentant des caractéristiques uniques dans le monde romain. La pente était très forte (près de 32 %) sur une longueur de 275 m, cette chute a empéché l'usage de nombreux puits de rupture.
Le problème de l'érosion provoqué par une trop grande vitesse fut résolu par des poutres transversales disposées tous le 2,30 m, qui constituaient de petites chutes ralentissant ainsi le cours de l'eau. les constructeurs ont utilisé des plaques de gneiss, bleu-vert disposées sur le fond du canal.(JC Litaudon).

Pour plus d'informations sur l'histoire et les randonnées : http://mairie-chevinay.fr

Saint-Pierre la Palud,

Sourcieux les Mines : L’aqueduc de la Brévenne serpente sous les pieds de la commune pendant 6,4 km. Il arrive par la Jouanna, va à la Falconnière, au Mollon, au Crêt, puis on le retrouve aux Landes. Fouillet, présente un panorama remarquable à 360 ° et raconte l’histoire de notre village : – les romains (on a retrouvé des vestiges gallo-romains de tuiles, céramiques et 2 agrafes de ceinturon dans le champ voisin).

Lentilly,

La Tour de Salvagny,

Dardilly,

Limonest,

Champagne-au-Mont-d'or,

Ecully,

Tassin-la-Demi-Lune,

Lyon.

 L'aqueduc est souvent visible entre autre à Dardilly, Courzieu et d'autres :

- Les Massues (Rue des Aqueducs, à la limite Tassin). Il portait les tuyaux du siphon d'Ecully.

- Le Pont des Planches (accessible depuis le parking de la Clinique du Val d'Ouest).

  

L'etude est parti de Brussieu et de ses alentours :

Cette région offre un fort potentiel car elle est traversée par un aqueduc (l'aqueduc de la Brévenne) et une voie romaine (voie romaine d'Aquitaine).

 L'Aqueduc Romain de la Brévenne s'alimentait au-dessus de Sainte-Foy-l'Argentière, à Aveize. Son canal, de section rectangulaire, vouté en plein cintre, est en pente faible et régulière. En-dehors de quelques brusques pertes d'altitude, l'eau y coulait paisiblement. Au long de ses 70 km, il a été repéré sur plus de 160 sites. Pour en savoir plus, allez visiter l'exposition "Les aqueducs romains de Lyon" à la Maison d'expositions de l'Araire à Yzeron.

Les communes traversées avec circuit randonnées (voir pdf joint) :

- Aveize

- Courzieu

- Montromant

- Saint-Genis-l'Argentière

- Duerne

Les communes autres :

- Lentilly : Association des Vieilles Pierres

- Saint Pierre la Palud : Le bourg actuel de Saint-Pierre-la-Palud n’existe que depuis 1863. Auparavant, le village était implanté au pied des collines de la Luère et de la Croix du Ban, au lieu-dit le Vieux Bourg. Des vestiges de l’ancien aqueduc romain de la Brévenne qui alimentait la ville de Lugdunum sont encore visibles sur le territoire de la commune notamment au Thus des Sarrazins.

Toponymie :  

Pour le mot « thoue / thus », il semble entendu que c’est un mot de patois, signifiant tous simplement trou.
On retrouve dans différents endroits du parcours des différents aqueducs romains de la région lyonnaise ces « trous sarrasins ». Ils correspondent à un trou dans le terrain mettant à jour un canal d’aqueduc romain.
 
Pour le mot « sarrasin » cependant, les avis divergent :
Louis Marie Prud’homme, dans son Dictionnaire universel géographique historique et politique de la France (1804) nous explique ainsi l’étymologie du Thus des sarrasins de Chevinay : Chevinay (Rhône) : On y voit encore [dans ce village] des restes d’aqueducs, et des souterrains, appelés les Thus, qui ont servi de
retraite aux sarrasins.
(Source Internet)
 
 
 
 

Région du tracé (voir pdf pour tracé réel).

aqueduc brevenne

 

 

 

II Les voies Romaine à LUGDUNUM :

 

 

Construction :

Architeci : Ingénieurs venant étudier le terrain. Pour déterminer le meilleur tracé, ils utilisaient deux instruments :

- Le chorobate : Imposant niveau d'eau qui calculait les dénivelés du terrain.

- Le groma : Perche pivotante munie de fils à plomb et permettait de vérifier les alignements.

La voie était voutée et composée de plusieurs couches et de deux fossé de chaque côtés permettant l'évacuation des eaux. Ce superposait en général, une couche de grosses pierres, suivi d'une couche de sable et pierres et enfin la dernière couche de graviers ou de dalles.

Des bornes "Borne militaire"   étaient installés le long des voie pour indiquer les distances. Elles étaient séparés les unes des autres d'un mille romain  (1 Km et demi). Sur ces bornes était gravé les distances entre deux points.

 Agrippa créa vers -20 av. JC des voies depuis Lyon :

- La voie d'Aquitaine vers Bordeaux (Burdigalia) en traversant le Forez par Feurs (Forum Segusavorium). De Lyon à Feurs cette voie suivait un tracé rectiligne jusqu'à Grésieu la Varenne. A Lyon, la voie d'Aquitaine suivait le tracé de la rue Roger-Radisson.

- Passait la barrière montagneuse des Monts du Lyonnais au niveau de Saint-Bonnet le Froid, puis passage de la Brevenne à la Giraudière.

Après Brussieu, la carte IGN mentionne la D536 comme ancienne voie romaine, et rejoint la D81 juste avant Saint Laurent de Chamousset, passe par la Bourdelière, puis Haute-Rivoire, traverse le pont Lyonnais, arrive à Saint-Martin Lestra, puis Saint-Barthélémy Lestra. Ensuite, la voie file droit jusqu'à Feurs (D89).

Le suffixe "Lestra" provient de l'ancien francais estrée (en latin strata, voie couverte de pierres plates). Les formes dérivées de "estrée" se retrouvent dans un grand nommbre de toponymes qui indiquent le passage d'une voie romaine.

Craponne : Voir :

Bessnay :

Bessenay en latin Bessenacus vient certainement du celte = bosch (bois) et nay (habitation ou pays).
 
Le village est situé au milieu de la vallée de la Brévenne qui coule à l'ouest du sud au nord sur la rive gauche, donc avec une très bonne exposition. Nous sommes seulement à 30 kms de Lyon. La vallée est la voie la plus utilisée pour relier Lyon avec le centre du pays, le Massif Central, puis l'océan (la voie romaine dite voie d'aquitaine venant de Feurs passait par la Giraudière, Courzieu, Malleval, St Bonnet le Froid et replongeait sur Lyon).
 
L'origine du pays remonte à la nuit des temps. Ni des celtes ou des romains qui occupaient la région, il ne reste de vestiges (il y a un dolmen à St Bonnet le Froid auprès duquel les légions romaines érigèrent un autel dédié à Mercure). Un acqueduc souterrain recueillait les eaux de la haute vallée et les emmenait au camp romain de Tassin.

Brussieu  :

 
Epoque romaine : Le territoire de Brussieu est traversé par la voie d'aquitaine qui reliait Lyon (Lugdunum) à Bordeaux. Des traces de "charbonnières : fabriques de charbon de bois" datant du début de l'ère chrétienne ont été découvertes le long du Cosne (rivière entre Brussieu et Brullioles).

Voie Romaine

A voir :

http://www.rhonetourisme.com/rando-balades/circuits-de-randonnees/circuit-vtt-la-voie-romaine-111610/

http://www.brussieu.com/index.php?page=histoire

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