Le Lyon Antique : 

 

Cet article à été complété par l'étude : Voie et Eau à Lugdunum

Cet article reprend l'histoire de Lyon depuis sa construction avec les Gaulois, les romains, l'époque gallo-romaine et les débuts du christianisme.

 

Deux rappels sur les voies romaines et les aqueducs, sachant qu'ils font l'objet d'une étude spécifique (voir lien plus haut).

 

Le réseau routier :

 

Les préoccupations du conquérant romain était, une fois la situation militaire stabilisée, de doter les nouveaux territoires d’un réseau routier de circuler jusqu’aux points les plus reculés du pays nouvellement annexé mais aussi de faciliter la circulation des hommes et des marchandises.

 

Ce fut bien le cas en Aquitaine, après les campagnes de pacification de 26 et de 19-16 avant JC, qui montrèrent la nécessité de permettre aux légions des déplacements rapides et efficaces.

 

Voir : Dans les Landes..à Biscarosse..(en cours)>

 

C’est Agrippa, gendre d’Auguste, qui fut chargé d’organiser le réseau en Gaule (Strabon, IV,6,11).

 

Il nous est parvenu plusieurs sources, dont le fameux itinéraire d’Antonin. L’Itinéraire d’Antonin (en latin Itinerarium Antonini Augusti) est un guide de voyage de la Rome antique, qui recense les villes-étapes de l’Empire romain, et les distances les séparant. Il nous est connu par vingt manuscrits qui vont du VIIe au XVe siècle. Il ne serait pas de l’époque de d’Antonin, mais plutôt de Dioclétien (daté de la fin du IIIe siècle).

 

L’itinéraire donne les noms des stations et des villes-étapes que les latins appelaient mutatio et mansio. Les distances y sont données en milliers de pas qui ne correspondent pas au mille romain mais à la lieue gauloise longue de 2,222 km.

 

 Les mansiones sont généralement placées à une journée de marche de la précédente et correspondent à une agglomération plus importante que celle composant les mutationes qui n’étaient que de simple relais ou l’on pouvait se rafraîchir et changer de monture si nécessaire.

 

 

Les Aqueducs romains de Lyon :

 

L'eau était présente de partout (lutte contre les incendies, les thermes, les égouts, l'alimentation, les nombreuses fontaines publiques...). Une administrationavait en charge ce service, avec à sa tête le Curateur des eaux. A son apogée, au IIe siècle, Rome était alimentée par onze aqueducs.

Toutes les villes de l'empire ont bénéficié d'adductions d'eau et Lugdunum en fut des mieux pourvues, avec quatre acqueducs allant chercher l'eau pure dans les montagnes de l'arrière-pays.

L'aqueduc : Il est  normalement un canal maçonné, voûté, enterré dans une tranchée remblayée. Le fond et les côtés (radier et piédroits) portent un enduit étanche (le mortier de Tuileau).

Le mortier de Tuileau :

tuileau1 Tuileau2

Llisse en surface, fait de chaux et de brique, céramique ou amphore  concassée et pilée.

 

Photo prise de découverte avec l'association la SAB (Société archéologique de Bron).

La vitesse d'écoulement de l'eau ne doit être ni trop rapide (risque d'érosion des enduits), ni trop lente (risque de dépôts au fond du canal), environ 1 mètre/seconde. Cette précision est optenue par de nombreux outils dont les dioptres, mires et chorobate (longue et lourde règle horizontale munie d'un niveau d'eau et de fils à plomb).

aqueducs

Les siphons :

Parfois, les vallées étaient si profondes et si larges qu'il fallait d'énormes détours, ou des ponts de longueur et de hauteur difficilement concevables pour les franchir. L'obstacle ne pouvait être vaincu qu'en conduite forcée, avec des tuyaux sous pression, par application à grande échelle de la loi des vases communicants; c'est ce qu'on appelle un siphon.

Le réservoir de chasse reçoit l'eau du canal et la distribue dans une batterie de tuyaux de plomb parallèles qui descendent au fond de la vallée.

Les huit siphons -dont un double- que comptaient les aqueducs lyonnais ont laissé des vestiges sans équivalent : Lyon a pu être qualifiée de "capitale mondiale du siphon antique" (prof. T. Hodge, Université d'Ottawa).


Les quatre aqueducs de Lugdunum :

 

Nom Mont d'Or Yzeron Brévenne Gier
Origine Poleymieux

Yzeron

Grézieu

Aveize Saint-Chamond

Distance à vol d'oiseau

(en KM)

10 20 26 62
Particularités

Couvert

de dalles

Plusieurs

branches

escaliers

2 sections

4 tunnels

8 chutes

11 tunnels

40 ponts filesd'arches

1000 regards appareil réticulé.

         

 

L'Aqueduc du Gier :

Par la rue des Fossés-de-Trion, il faut remonter au Fort Saint-Irénée ou se dressent quatres piles, une arcade et le large pilier portant le réservoir de chasse avec le départ du rampart du siphon traversant le col de Trion et aboutissant rue Roger-Radisson, un des quatre siphons qui jalonnaient le tracé de l'aqueduc du Gier.

L'aqueduc du Gier est un des plus grands du monde romain. Avec ses quatre siphons, longs de 600, 900, 1200 et 2600m. Les vestiges sont multiples tout au long de ses 86 km, dont la Cave du Curé à Chagon, les ponts de Jurieux et des Granges à Saint-Maurice-sur-Dargoire, le site à Mornant (pont, canal, regard), le siphon du Garon à Soucieu (Le Chameau et la Gerle), Brignais (pont-siphon) et Chaponost (La Gagère).

Il assurait le haut service : il alimentait La Sarra et Fourvière, le grand réservoir visible au-dessus du théâtre.

 

 

Article PLS :  Mornant : Mornant>

 

A voir :

- L'aqueduc de la Brévenne à Dardilly

- L'aqueduc du Gier à Chaponost, et le pont de Beaunant. 2 PHOTOS

- A Chaponost, le Plat de l'Air avec ses 92 arches sur 550m de longueur, de hauteur atteignant 15m, se terminant au réservoir et au rampart de départ du siphon de Beaunant.

- L'aqueduc du Mont d'Or et celui de l'Yzeron, à voir, se rendre à Couzon-au-Mont-d'Or, à Curis, à Craponne ou à Vaugneray. PHOTOS

- L'aqueduc de la Brévenne (entre autre à Dardilly et à Courzieu), a laissé deux grands vestiges près de Lyon :

 * Les Massues, au bout de la rue des Aqueducs, à la limite de Tassin. Il s'agit du rampart qui, avec ses arches de hauteur croissante, portait les tuyaux du siphon d'Ecully jusqu'au réservoir de fuite surélevé (Monument historique en 1987).

* Le pont des planches, accessible depuis le parking de la clinique du Val d'Ouest (39 chemin de la Vernique à Ecully).

- A Beaunant, l'imposant pont-siphon, long de 270 m.

- A Lyon, dans l'enceinte du Fort Saint-Irénée (angle rue Commandant Charcot rue Soeur Bouvier) les arches arrivant au réservoir de chasse du siphon de Trion.

 

  

Anse :

 

Cette ville est particulière car elle fera l'objet d'études spécifiques par le GRAAL en 2018.

Si l'occupation du site remonte aux siècles de l'indépendance de la Gaule, Anse devint une place forte après la conquête romaine. Implanté sur l'axe routier Lyon-Autun, le castellum d'Asa Paulini était défendu par un rempart renforcé de tours dont il subsiste plusieurs vestiges, datés du milieu du IIIe s. ap. JC. Les murs, dont on voit les pierres de petit appareil liées par du mortier, alternent avec des chaînages de briques. L'ensemble reposait sur des assises de pierre. La situation de cette agglomération fortifiée en bordure de voie revêtait pour les troupes romaines un intérêt stratégique, particulièrement au Bas-Empire, pour faire face aux désordres et à l'insécurité par les invasions germaniques à travers tout le pays.

 

Pomerium voir pdf joint à l'article : De Lugdunum aux églises de Lyon (3/3)

 

Histoire de Lyon

 

Un pdf a été spécialement rédigé, il est fourni en pièce jointe : Programme Visite Lyon en Février 2018. Tout y est écrit.....

 

 

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